La crise financière qui secoue l’ensemble de l’économie française depuis quelques semaines, nul ne l’ignore, touche de plein fouet, les entreprises de Travaux Publics de l’Essonne.
Les besoins en travaux publics sont importants, les programmes d’entretien d’un patrimoine vieillissant sont toujours plus nécessaires, les grands projets essonniens n’ont pas perdu de leur pertinence et font toujours partie des priorités affichées par la Région et l’Etat, pourtant les investissements publics en Essonne se sont brutalement ralentis, voire stoppés, tant dans les Collectivités locales que territoriales, plus fortement peut-être que partout ailleurs en Ile-de-France.
Les investissements privés et surtout les programmes de logements avec tous les travaux de viabilisation et d’infrastructures qu’ils génèrent pour les métiers des Travaux Publics, ont été figés dès les premiers signes de la crise financière, impactant environ 30 % de l’activité des Travaux Publics.
Prêts bloqués, hausse des taux, ralentissement hélas classique qui succède aux élections municipales, augmentation des produits pétroliers que la baisse du prix du pétrole n’a pas impactée, réduction des délais de paiement entre entreprises prévue par la loi de modernisation de l’économie et moratoire qui se fait attendre, délais de paiement des donneurs d’ordre qui eux augmentent, sinistrose, tous ces éléments et la « sensibilité » essonnienne concourent à amplifier la situation de crise.
LES EMPLOIS MENACES
Face à ce ralentissement violent et soudain, les entreprises inquiètes à juste titre pour les emplois qu’elles assurent, risquent de baisser les prix, enclenchant ainsi, une déstructuration du marché et donc, inversement à l’objectif encouru, une destruction des emplois.
Dès le 2ème trimestre 2008, les carnets de commandes ont commencé à diminuer pour tomber en octobre seulement 2 à 3 mois en moyenne.
Les entreprises essonniennes ont stoppé les contrats intérimaires et licencié la totalité de leur personnel intérimaire ce dernier mois ainsi hélas que la quasi-totalité du personnel en CDD.
C’est déjà 10 % des effectifs globaux qui ont disparu.
Comment expliquer aux jeunes et adultes recrutés et formés dans le cadre de la plate-forme emploi durant ces 2 dernières années qu’ils risquent d’être les premiers licenciés par les collectivités n’ont pas pu respecter leurs engagements de réalisation des programmes sur lesquels les entreprises avaient fondé leurs recrutements ?
Les entreprises ne veulent pas céder à la sinistrose et maintiennent encore leurs engagements à poursuivre les opérations de recrutement et de formation en cours mais elles ne pourront pas garder le cap bien longtemps si l’ensemble des acteurs économiques, publics en particulier, ne se mobilise pas pour donner le maximum d’impulsion à l’économie essonnienne.
Il faut booster les projets en cours et ceux en préparation, accélérer les études afin que les programmes ne prennent pas de retard, voire même, sortent plus tôt que prévus.
Il est de la responsabilité de tous les acteurs économiques d’entretenir le dynamisme économique local et un niveau cohérent des prix du marché afin de préserver une saine concurrence et les emplois des essonniens.
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